Les ustensiles lucides

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The InkCorruptibles | Les ustensiles lucides #6

La grande contrée de Wam-Palala, célèbre pour sa constitution en faveur de la liberté objetale et son jus de tomate-cerise, n’a pas toujours été telle que nous la connaissons aujourd’hui. Jadis, dans le royaume fort fort lointain de Wôm-Palala (Il y a 13^2ans) un conflit avait éclaté entre le clan des stylos à bille et le clan des stylos plume !

Leur objectif était écrit, littéralement : Prendre possession du grand lac d’encre de Malick (Le premier stylo BIC ayant atteint le réveil objetal), situé entre la région de Impeuhagôch et le grand désert de Plussadroihte.

Blûm, grand commandant des stylos plume, avait un plan, un grand plan, un beau plan, un plan parfait :

– Bon les gars, on les recouvre d’encre !

– Mais heu pourquoi captain ? s’interrogea un stylo sans importance.

– Ben heu, comme ça, ils verront plus rien. Et SBAM ! Ils verront plus rien !

– Ah oui, ça semble logique…

La tâche était ardue, mais Blûm était déterminé à, je cite, “Tous les plumer !”

Cependant, il ne se doutait pas qu’il avait la mort aux trousses, et ne pouvait pas imaginer la férocité féroce de son adversaire qui était pourtant végétarien. Le leader suprême des stylo billes connu sous le nom, doux mais non-moins robuste, de Camille. Un grand général, aux quatres couleurs flamboyantes ! Comment pourrais-je vous le décrire simplement ? Il voit dans le noir, il est vert lorsqu’on lui tend un piège, mais attention, il verra rapidement rouge, et il vous laissera des bleus !

Alors que l’inquiétude de la bataille grandissait, le beau Camille faisait le compte de ses troupes avec Raymond, son second :

– Et les soldats du Mont Stabilo ?

– Aucun n’est venu monseigneur.

– Merde !

– Nous sommes trop peu. 3000 pointes ne suffiront pas à percer les rangs des stylos plumes.

– Je sais Raymond mais nous ….

Un cor au loin interrompit Camille.

– Ce n’est pas un cor de plume.

Sur ces mots il se précipita à l’entrée du camp. Une tonne de questions se bousculaient sous sa carapace en plastique. Qui étaient ces nouveaux arrivants ? Que voulaient ils ? Aimaient-ils les radis ? Et aura-t-il la réponse aux questions précédentes ? Et bien, vous aurez le dénouement de cet intense suspense…
Maintenant : Oui il eut les réponses. C’était des imprimantes. Elles voulaient les aider. Elles détestaient les radis, parce qu’il s’agissait d’imprimantes jet d’encre; et non ces arrogantes imprimantes laser.

Vous êtes plus que bienvenues, mais pourquoi donc vous allier à nous monseigneur Print !? Questionna le general.

Mr Camille, ne vous emballez pas trop, quand on a entendu parler de ce du-du-duel, on a accouru direct. Mais à ma première impression, j’voulais prendre partie pour les plumes, car Blûm est un vieux pote d’usine.

– Ah, vous avez bien fait de changer de côté, il n’y aura plus de descendance chez les plumes, l’usine a arrêté la fabrication plumesque !
Oui, j’ai appris ça, et quand j’ai vu mon indicateur de cartouche vide s’allumer, j’ai réfléchi; je me suis dit qu’ils seront plus susceptibles de garder tout l’encre pour eux.

– Ah vous avez bien réfléchi, c’est que des méchants de toute façon ! S’écria Camille.

– Donc voici le de-de-deal ! On fait moit-moit d’encre !

– Oh, si ce n’est que ça, ça roule !

– Bien, mais faites gaffe, je n’ai pas que des cartouches d’encre en réserve, si vous voyez ce que je veux dire… Menaça Print.

Camille avait accepté le de-de-deal sans aucune retenu, et pourtant, à aucun moment il n’avait l’envie de renoncer au moindre millimètre triangle2 du lac. Il avait donc l’intention de se débarrasser de Blûm en premier, avant de trahir Print. Quel emploi du temps ! Mais son ambition mènera-t-elle à la goutte d’encre qui fait déborder la cartouche ? La suite nous le dira.


La nuit passa et le lendemain matin, alors que toutes les troupes se mettaient en ordre de marche vers le lac de Malick, Camille songea : “C’est donc ici que va se jouer la grande bataille de notre temps ”. Quand ils arrivèrent sur les bords du lac, les stylos plumes étaient déjà là. Mais ils n’étaient pas seuls. Forts et brillants dans leurs armures jaunes les Stabilos mené par Hugo, étaient avec eux. L’encre de Camille ne fit qu’un tour. Il venait d’être trahi par son plus vieil ami. Il se tourna vers ses troupes :

– Formez les rangs soldats, formez les rangs ! Les imprimantes devant et les stylos derrière !

– Enfin Mr Camille, nous on balance des cartouches, c’est les stylos à l’estoc ! Répliqua Print.

– Ah, oui effectivement, je me disais qu’il y avait un truc de pas logique… Faites comme il a dit ! Mes amis, aujourd’hui nous combattrons, parce qu’elle coûte chère, cette bonne terre ! Chargez, et que le crépuscule soit rouge ! … Ou bleu, ou vert, c’est selon en faite.

– C’est alors que tous les capuchons furent retiré d’un seul coup, pendant que toutes les imprimantes se mirent à scintiller d’une couleur verte étincelante, signifiant une grande détermination, mais surtout, qu’elles étaient allumées. Sur l’écran de Print, on pouvait lire :“Ouais ! Que la ba-ba-bataille commence !”.


C’est sur ses 4,6 mots que la bataille commença. Les capuchons volaient en éclat, les pointes de plume se brisaient sous un solide plastique “made in young-corée”. Les odeurs d’encre usagé et de plastique fondu rendaient l’air irrespirable, enfin c’est ce que j’aurais pu dire si ce n’était pas des objets. Cependant, dans la fougue de la bataille, un détail leur échappa : Les imprimantes n’avait pas encore tiré, alors qu’elles avaient déjà nettoyé leur tête d’impression depuis plusieurs minutes. Camille s’en aperçut suite à un coup d’oeil en arrière, mais le conflit était déjà lancé, et lorsqu’il fit volte-face, qui ne vit-il pas à 10cm devant lui : le grand… Le beau… Le Blûm ! Camille n’eut pas le temps de comprendre la situation, qu’il ressentait déjà une grande fuite d’encre dans son abdomen, si l’on puit dire. Blûm l’avait transpercé de son bec argenté, le verdict était tombé : Il s’était fait plumer.

Mais alors que Blûm se réjouissait de sa victoire, il se passa quelque chose qu’il ne comprit pas sur le moment. Tous ses alliés stabilos firent volte face, et partirent en roulant à grande vitesse le plus loin possible du champ de bataille. Le commandant plume cherchait Hugo, leur regards se croisèrent, alors que le chef stabilo était déjà loin du champ de bataille, esquissant un large sourire. Camille était au sol, mourant, dans un bain de sa propre encre, devenue multicolore. Et dans un dernier souffle, il regarda Print au loin, et put lire sur son écran, grâce à son 14/10 aux deux yeux : “- Ha ha ha, on vous a bien niqué -”.

C’est alors, dans un calme de mort et d’incompréhension, qu’on entendit Print crier : “Mes amis, ti-ti-tirez !!!”. Les imprimantes se sont exécutées immédiatement, et le ciel s’est noirci d’une nuée de cartouches d’encre. Mais, étonnamment, on pouvait apercevoir la couleur qu’elles contenaient, ni du cyan, ni du jaune, uniquement du magenta.

Camille et Blûm regardaient le ciel, et dans un souffle étonnement synchronisé ont murmurés : “Oh mince, on s’est fait niquer…”.

Les cartouches s’écrasaient au sol, laissant déverser un océan d’acide, réduisant les plumes et les stylos à l’état de matière première. C’est alors que naquit un deuxième lac, bordant celui de Malik, mélangeant acide, plastique, encre et métaux en tout genre…


Le plan des imprimantes et leur alliance avec les stabilos avaient fonctionnés, aussi bien que leur bouton “start” visiblement.

– Félicitation Monseigneur Print, vous avez vidé vos réserves de cartouches pour notre cause, vous avez respecté notre contrat avec acide-uité.

– Et vous allez respecter votre part, on fait moit-moit !

– Ah, justement c’est là que je voulais en venir, j’aurai une question pour vous : Pourquoi laisser survivre ceux qui amène les humains à ne plus se servir de stylo ?

– Mais… Mais… qu’est-ce que…

– Print n’eu pas le temps de finir sa phrase que tous les stylos se sont attaqué aux imprimantes avec une férocité féroce, bien qu’ils soient toujours végétariens. Elles pouvaient difficilement se défendre, étant prises au dépourvu, et n’ayant plus aucune cartouche d’acide sous le capot.

C’est dans un grand geste héroïque, que Hugo sauta sur la tête, autrement appelé “scanner”, de Print. Mais alors que la pointe du stylo s’apprêtait à se planter, Print ouvrit le capot de son scanner, fracassant le stylo et le projetant au loin, directement dans le nouveau lac. Hugo put décrocher quelques mots, “Espèce de… Blup, blup, blup”, avant de mourir englouti sous une mare d’acide.


Print ordonna de cesser les combats, en affirmant que beaucoup trop d’encre avait coulé aujourd’hui. Fatigués et désabusés, ils se sont exécutés. Il se sentit obligé de faire un beau discours, parce qu’il y a toujours un beau discours à la fin d’une histoire :
Mes amis, regardez tout ce que ces conflits ont provoqué, toujours plus de morts, des grands chefs qui font des trahisons à gauche et à droite pour leur propre intérêt, et vous qui vous battez aveuglément derrière eux….

Je vous épargne la suite de son discours, car bien que fort inspirant pour les stabilos, je suppose qu’il l’est un peu moins pour nous autres humains. Sachez seulement qu’il acheva son monologue par une question, à laquelle il n’attendait peut être pas une reponse “au pied de la lettre” :
Souhaitez-vous vivre dans un monde rempli de hauts dirigeants véreux ?

Ses mots furent incroyablement inspirants pour ses troupes. À tel point que dès qu’il eut fini son incroyable discours, ils l’ont saisi, et jeté dans l’incroyable lac d’acide. Et plouf parfois la vie fait plouf; ou blup blup blup, ou splatch, ou encore spuffbtssss… C’est ainsi que se sont achevés les règnes, mais surtout les vies de Blûm, Camille, Hugo et Print.

Les imprimantes et autres stabilos encore vivants après la bataille arrivèrent à un constat majeur : Maintenant que tout le monde était mort, ils avaient suffisamment d’encre pour un bon moment, et donc plus aucune raison de se maraver la tronche. Et c’est sur cette conclusion que chacun prit une dose raisonnable d’encre pour son utilisation personnelle, repartit chez lui, et devint communiste.

FIN1. Certains ustensiles se disent “végétariens”, ou les plus hypocrites d’entre eux “vegans”, mais on le sait tous, les stylos, ça ne mange rien que l’on pourrait qualifier de “nourriture”

2. A Wam-palala, il est courant d’utiliser le mètre triangle pour calculer les surfaces. (On le note 1mT ou 1m2)

Par la main gauche de John Smith, et son fidèle Harmonica, Nicolas

L’Episode en Carton | Les ustensiles lucides #5

En 19² fut inventé le carton intra-gravitatif à pulsion post-inversées. Pourquoi donc me demanderez vous ? Et bien car en ce temps vivait un carton, mais pas un simple carton. C’était Simon le Carton, héritier du trône d’une contrée lointaine de Wam-Palala de par l’alliance au second degré de sa belle-sœur qui s’accoupla avec un monarque du nom de Jean le Banc. Malgré ça il voulait juste voyager dans l’espace galactique intersidéral, pas facile pour un carton… Une fois qu’il aurait réussi à explorer l’univers il créerait le plus grand golf spatial de tous les temps, mais aussi le seul. Comme quoi il en avait des projets ce petit…

Mais pour des raisons légales il ne put mettre à exécution ce projet, cela ressemblait apparemment trop au Quidditch. C’était pourtant une belle idée, c’était une belle histoire…

Maintenant que vous savez tout ça, je m’en vais vous détailler un épisode pour le moins tragique, intéressant, haletant et bouleversant de ce petit bout de carton.

Tout d’abord il était beau, le plus beau de tous. On l’appelait face de Beau. Mais cela n’a ici que peu d’importance.
En 17² il rencontra un sac. Je dirais pas un héros, c’est quoi un héros ? Enfin toujours est-il qu’il rencontra Jacques le sac, un individu plutôt agréable au demeurant. Ils entamèrent donc une puissante discussion.

-Jacques ? demanda Simon.

-Oui ? répondit ce dernier.

-C’est bien toi ?

-Oui… confirma le sac.

-D’accord.

C’est après cette discussion qu’ils se séparèrent pour ne se revoir qu’en 18², lors d’un meeting sur la contenance et le contenu. “Contenir ou ne pas contenir ? Telle est la question. ”’était le nom de cette convention. Lorsque Jacques vit Simon il sauta de joie, enfin autant que peut sauter un sac bien sûr. C’est donc tout naturellement que nos deux comparses de remirent à discutailler gaiement.

-Simon ? demanda Jacques.

-Oui ?

-Alors ça va ?

-Eh bien, Jacques mon ami, je me sens un peu vide vois-tu… déclama Simon le carton.

-Mince alors… Mais ne t’inquiète pas, j’ai plus d’un tour dans mon sac ! Je te présente Ursule le papier-bulle !

En voyant cette charmante créature Simon ne put s’empêcher de rougir. Tout embarrassé il tenta de ne pas avoir l’air décontenancé.

-Ursule… Vos bulles sont d’une beauté éclatante…

-Oh merci… répondit Ursule gênée.

-Bon je vais vous laisser, dit Jacques en partant.

Alors qu’Ursule et Simon faisaient connaissance, un terrible drame se profilait. Revenons un peu en arrière, une minute et ?,221237 secondes pour être précis. Au moment où Jacques faisait la présentation d’Ursule, un méchant était en train d’empoisonner la cuvée de café sec (en effet s’il était humide cela nuirait gravement à la santé des papiers et de leur entourage). Par chance Ursule et Simon ne buvaient pas de café. Ouf !

Des cris se firent entendre. De terribles hurlements fendaient l’air tels des poules assoiffées fendant la douce brise matinale de la côte est de l’archipel de Wam-Palala un soir frais d’automne alors que les feuilles tombent doucement et sûrement vers l’océan éclatant et palpitant de vie maritime. Oh une crevette ! Les gens mourraient empoisonnés…

C’est alors que Simon, le courageux Simon, l’intrépide Simon, ne savait pas trop quoi faire. C’est Ursule qui eut une idée.

-Simon ?

-Oui ?

-Fuyons mon amour !

-Donc tu m’aimes ?

-Simon pas maintenant !

-Mais ? Mais ? se questionna Simon, bouleversé.

C’est alors qu’Ursule se blottit au fond du viril carton qu’est Simon. Leur union était désormais parfaite, ils étaient ensemble et pour rien au monde ils ne s’abandonneraient.

-Ursule ?

-Oui ? demanda-t-elle.

-Aime moi tendre et aime moi vrai.

-Oh Simon oui ! cria-t-elle, s’éclatant une bulle de joie.

Et ils partirent tout deux vers un monde plus beau et moins morbide. Une fois arrivés à destination ils se promirent de s’aimer jusqu’à la dernière bulle. Ils scellèrent leur romance et s’offrant une alliance où était gravée Ursule + Simon = Amour, abrégée en USA pour un soucis de facilité d’écriture sur une si petite chose que peut-être un anneau, enfin une alliance.

C’est ainsi que nos héros vécurent heureux et sillonnèrent l’espace 1²an plus tard.

La suite de l’aventure dans : Rien que pour vos bulles !

Tom et Jeremy

La bouteille devint une légende… | Les ustensiles lucides #4

Et la légende devint un mythe…

Faible est la bouteille qui ne sait chevaucher ni peur, ni chameau. Faible est la bouteille qui ne peut devenir pirate

Moi, John Smith, vais aujourd’hui vous parler d’une phrase célèbre qui traversa de nombreux âges et qui marqua l’histoire. Malgré tout, sa signification reste un mystère pour beaucoup, enfin surtout pour moi. Mais voilà que de nombreux artistes l’ont illustrée plus ou moins bien. Ils sont au nombre de trois :

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Coraline la boîte de sardine vécut de près cette histoire. En effet elle était à bord du navire de la légende car l’équipage avait une fâcheuse tendance à se nourrir exclusivement de poissons et de clémentines.

Coraline la boîte de sardine

Patsy le cookie passait par là et pensa qu’elle se devait de retranscrire ce pan de l’histoire pour les générations futures. Ce moment était, selon elle, un tournant crucial dans l’histoire de la piraterie.

Patsy le cookie

Rémi le radis, quant à lui, lui entendit nombre de récits à propos de cette légende et décida de l’interpréter. En plus de cet acte d’une grande importance pour l’histoire, il avoua plusieurs fois que c’était car, je cite : « C’était rigolo à faire ».

Rémi le radis

Par Alban le cure-dent

“Faible est la bouteille qui ne sait chevaucher ni peur, ni chameau. Faible est la bouteille qui ne peut devenir pirate”

« Ouais, allez-y Frodum !

  • Vous allez gagner !!
  • Vous êtes la plus virile des bouteilles de rhum ! »

Exténué, Frodum entendait les encouragements de son équipage comme une noix de coco entend le mugissement des vagues sur la plage d’une île déserte. Il reconnaissait la voix de Samy la bougie, qui restait bien à l’abri du vent, d’Aranone l’hexagone, toujours bien carré sur ses principes, et d’Aile-Rond, son fidèle second. Cela faisait des heures qu’il tenait en équilibre sur Sauro le chameau, exécutant un véritable rodéo. Il avait mis sa vie en jeu dans ce défi contre le Capitaine Lemolas, la bouteille de vin dégueulasse, mais celui qui gagnait remportait le navire de son adversaire pour l’intégrer dans sa propre flotte -bien que personne n’en boive-. Il sentait la douleur parcourir chaque fibre de verre de son être, il sentait son liquide vital tourner au vinaigre… La chute serait fatale, il le savait, et il tenait. La peur et son ivresse permanente seules le maintenaient sur la bosse de Sauro.

Il fallut attendre exactement trois heures, quarante-et-une minutes, dix-huit secondes et cinq tours de retourneur de temps pour que le défi s’achève enfin, lorsque Frodum assista du coin du bouchon à la chute de l’immonde Lemolas.

On vint chercher le vainqueur, Aile-Rond l’aida à se relever puis le noble capitaine le remercia, se redressa et regarda son équipage, du haut de toute sa prestance.

« Mes amis, aujourd’hui aura marqué la mort d’un tyran, d’un criminel. Lorsque  vous devrez choisir entre le bien et la facilité, je vous demanderai de retenir ceci. Faible est la bouteille qui ne sait chevaucher ni peur, ni chameau. Faible est la bouteille qui ne peut devenir pirate !

  • HOURRA ! Vive le Capitaine Frodum ! »

Note de l’auteur : Les paroles du pirate émurent tant son équipage que ce jour-là, Gandable le Sable tomba pour revenir sous la forme de Gandou la Boue.

C’est donc ainsi que fut nourrie la légende autour de l’énigme qu’est cette phrase.

Patsy, Alban, Tom, Coraline, Rémi, Jeremy

Le Test Hycule, ou le titre dont on ne doit pas prononcer le nom… | Les ustensiles lucides #3

Interdit au -9ans 3/4

Aujourd’hui nous allons parler du mystérieux, envoûtant et pour le moins passionnant TARDIS.

Qu’est-ce que le TARDIS ? Et bien ça ne signifie pas ami en elfique, ni cabine bleue. En vérité c’est un acronyme, qui signifie… oh vous devez déjà le savoir mais bon…Non vraiment ? … Vous êtes sûr ? … Bon, ok. Cela signifie littéralement Testicule Atrophié Radicalement Dense Indubitablement Souple. En toute finesse !

Il était une fois un grand scientifique, Hycule, renommé pour sa recette de tarte aux poireaux, qui d’ailleurs lui offrit le prix Nobel de la meilleure cuisine outremer. Sa recette, à la fois subtile mais immensément sadique envers les poireaux, donnait une pâte moelleuse et crousti-cieuse, à la fois croustillante et délicieuse. Après une longue carrière gustative, il décida de se lancer en biochimie avancée. Son but : créer des membres humains en plastique. Il avait le soutien de nombreuses instances, politiques et économiques, afin de mener à bien son oeuvre. Le budget était d’environ une fois et demi le prix d’un tapis haut de gamme. Enfin bref, il avait parmi ses projets la création d’une paire artificielle de testicules. Et c’est ainsi que naquit TARDIS, notre héros, ou plutôt notre paire de héros. Hycule était fier de sa création, mais il devait malheureusement, au nom de la science, les séparer. L’un des deux eut un accident mortel, il en mourut. L’autre, en voyant sa moitié décéder, chercha à la venger et attaqua virilement son créateur Hycule. Le scientifique n’eut pas d’autre choix que de le jeter dehors, dans le brouillard, sous la pluie et dans la misère.

-Jamais plus je ne jouerais à être Dieup ! Jamais plus je ne créerais la vie ! cria Hycule, fou de rage et de chagrin.

Son assistant, lui restait de marbre.

-Monsieur vous avez crée ces testicules parce que vous pensiez qu’ils étaient jolis, mais ils ne connaissent pas cet habitat et peuvent réagir avec violence si nécessaire. Vous les avez crées car vous pouviez le faire, mais vous ne vous êtes pas demandé si vous en aviez le droit. La glande trouve toujours son chemin, vous savez

-Oui Jamie, vous avez sûrement raison, comme toujours…

TARDIS fuyait bravement, vers l’inconnu. La première nuit dans ce sinistre monde lui parût interminable, il roulait, sans savoir où aller… La seconde nuit aussi, d’ailleurs… Enfin toutes les nuits qui suivirent jusqu’à un événement majeur qui allait changer à jamais sa vie. Alors qu’il faisait, euh qu’il roulait sur le trottoir, une apparition apparût apparemment devant lui. C’était un être auréolé de lumière divine, ce qui faisait ressortir majestueusement sa magnifique moustache.

-Bonjour mon fils, je suis Jesup. Je suis le fils de Dieup, une personne divine et tout ça quoi… Alors avant de rentrer dans le vif du sujet, admire un peu mes fringues. Classes hein ? Payés par les dons des croyants mortels, c’est le pied. Ta requête m’es parvenue, à 28kb/sec, dans mon super esprit divin.

-Ah… répondit TARDIS dubitatif.

-Si tu cherches la vengeance, je ne peux t’aider, sauf si tu me rends un petit service.

-Ah…

-Plutôt trois petits services en fait…enchaîna Jesup.

-Ah…

-Parfait, je prends ça pour un oui ! Alors aides-moi et je tuerai le scientifique et ressusciterai ton frère ! Il va falloir que tu commence par me…

TARDIS écoutait cette étrange entité, sûrement sa seule chance de retrouver son frère. Il partit donc en direction de sa première mission, enfin sa quête. Sa chose quoi ! Pour se repérer Jesup lui avait donné une carte qui chantait l’emplacement de ses trois épreuves de façon assez insupportable.

-J’suis la carte, j’suis la carte, j’suis la…

-Ta gueule ! lui répondit la glande.

-Alors, où allons-nous ? Tout d’abord la banque pour retirer de l’argent, puis le bar pour acheter son tabac, et chez lui pour lui donner ! Répète après moi : argeeeent, taaabac, chez luiiiiii… Argeee…

-Tu vas la fermer oui ! Sinon je te déchires, te recolle, fais du papier maché, t’assèche, te brûle puis finalement te balance dans une marre d’acide !

-Ok, alors prends simplement la prochaine à gauche.

Ils voyagèrent ainsi et arrivèrent donc devant la banque, nommée “Banque”, un nom ma foi original pour un tel établissement, enfin bref… TARDIS rentra dignement dans l’édifice et se dirigea vers Hervé la machine à billets.

Il s’apprêtait à lui demander de remplir sa bourse quand, soudain, tout à coup, un bruit sourd-muet se fit entendre. Un gros “SSSSCHHHBBBAAAAM” suivi de plusieurs “plop, plop” et d’un ou deux “swap, swap”se fit entendre. Le monde se figea, Hycule vit le monde devenir flou et il se mit à pleuvoir des frites. Tant de frites tombèrent que la population objetale se vit doublée, ce nombre était tel que même MacDonald se sentait con face à une telle quantité de frites. Une voix retentit dans la tête, avec un accent russe, viril. C’était Jesup. 

-Mon fils, un grand mal s’abat sur nous. Le fils de Walter Pibosh, Peter Pibosh, a fait n’importe quoi. En voulant se préparer un café-pantoufle (note : un café-pantoufle est une boisson alliant à la fois le caractère du café avec l’arôme subtil de la pantoufle), il ouvrit une faille dimensionnelle entre notre monde (nommé temporairement Balou) et le monde des pommes de terre (cf. Hors-série futur). C’est pour cela qu’il pleut des patates. 

La glande répondit intelligemment avec tact et stupidité :

-Ah… Merde… On fait quoi ?

-Il est dit, dans une ancienne prophétie de Wam-Palala, qu’un testicule sautant 7,5 fois sur place refermera la faille dimensionnelle. Malheureusement, personne n’eut jamais l’occasion de vérifier…  J’ai toujours voulu savoir si elle était vraie. TARDIS, c’est ton destin d’essayer.

-Ok, je vais le faire !

Il prit son courage à deux mains, et sauta une fois. Son geste était  léger et gracieux, comme une plume de papillon. Jesup était admiratif devant cette grâce virile. TARDIS bondit une seconde fois. Une troisième fois, puis une quatrième, une cinquième, enfin jusqu’à 7,5 fois quoi. Le sol s’ébranla. Une intense lumière les éblouit, les menant au coma. Quand ils se réveillèrent, plus une frite n’était là, elles avaient disparu. Jesup sauta de joie.

-Wouah, j’ai la patate moi ! s’écria-t-il. 

Il se retourna vers TARDIS et lui dit :

-Oublie mon tabac, t’as sauvé le monde. Ça suffit. Que veux-tu comme récompense ?

-J’aimerais me venger de mon père, le scientifique Hycule… 

Jesup, en claquant de doigts, fit apparaître de façon très classe le savant fou, apeuré.

 -Ta spécialité est la tarte aux poireaux, dis lentement la glande. Maintenant Jesup, je te le demande, transforme-le EN POIREEEEAAAAUUUU ! ! !

-Qu’il en soit ainsi, tu deviendras donc Hycule Poireau. Tu finiras ta vie dans un potager miteux, avec pour seule compagnie des navets… Mouah ah ahaha !

Hycule disparut dans un nuage de navets, ne laissant que TARDIS et Jesup.

-Et toi, mon ami glande, que vas-tu faire ?

-Ouvrir un club de salsa-poker pour coton-tiges je pense. Et comme a dit un vieil ami : il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux !

Et c’est ainsi qu’un simple testicule sauva la terre d’une invasion de pommes de terre alors qu’il devait juste acheter des clopes pour Jesup, fils de Dieup. 

(P.S : A titre informatif les frites s’appellent généralement Brigitte.)

Tom & Jeremy

La Guerre des betteraves : La Menace Végétale ! | Les ustensiles lucides #2

Suite à l’évolution objetale, comme pour les humains, les ustensiles eurent le bonheur de développer des techniques ultra-sophistiquées de tricot, en particulier des chaussettes. C’était leur moyen à eux de donner la vie, comme à Josette par exemple. Mais ils eurent aussi la joie d’explorer les tréfonds infinis de l’espace intersidéral. Je m’en vais vous conter l’odyssée spatiale la plus épique, la plus fabuleuse de mon temps, elle en est devenue une légende parmi les nôtres. Je veux bien sûr parler de La Guerre Des Betteraves ! Tout commença dans une banale cuisine, dans une maison normale, dans une ville commune, dans l’archipel de Wam-Palala. La première expédition spatiale de boîte de betteraves eut lieu. Partit donc une boîte fortement équipée en tout type d’armement de pointe : comme par exemple Alban le cure-dent, Bono le couteau. Ils étaient donc parés à toute éventualité sauf une. Une chose qu’ils n’avaient pas prévue : leur destination finale était déjà occupée et dirigée par un dictateur très vilain : le colonel Mustang la Mangue… L’équipage ne savait pas quoi faire face à ce communiste d’extrême droite zoophile. Leur vaisseau se dirigeait droit vers cette planète, nommée Raxacoricoprixtoxis. Déboussolé, le capitaine Gustave la Betterave regarda son équipage paniquant.

-Eh oh, bande de feignasses, on se reprend ! J’ai la situation en main, je vais appeler un ami qui m’a, plus d’une fois, sauvé des griffes de la nuit ! Et oui c’est une métaphore pour parler de la mort !

-Mais, capitaine, personne ne peut nous sauver ! Nous sommes perdus !

-Bougez-vous le cul soldats si vous voulez pas devenir du jus de betteraves ! Et essayez de nous faire changer de direction !

-Pas possible, il nous faudrait pour ça ralentir à 88miles/heure, ce qui est impossible en plein hyperespace !

-Oh putain, bon alors trouvez-moi mon communicateur, bande de cons !

-Chef, oui, chef !

Gustave prit le communicateur que lui tendit héroïquement un sous-fifre insignifiant. Il composa le numéro 555-237-221B.

-Oui allo ? Germaine ? Passez-moi Spock s’il vous plaît.

(note : Germaine, c’est sa femme en fait, depuis 5 ans²)

-Oui allo, ici Spock. Spock le médoc, capitaine du vaisseau…

-On était à l’école de pilotage ensemble, crétin ! C’est Gustave.

Gustave lui expliqua donc la situation, Spock ne savait pas quoi faire face à ce Mustang.  Il proposa néanmoins une solution qui était, je cite : “euh bah on tape, et si il est encore vivant, on retape.Après il ressemblera à du Tropicana, mouah ahaha aha !”

Le capitaine Gustave n’eut d’autre choix que de désigner un kamikaze : il choisit Gilles le missile. Gilles fût donc expédié sur Raxacoricoprixtoxis afin de réaliser le but de sa vie, ce pourquoi il était né, faire un gros BOOM sur les méchants ! Il s’approcha de la planète à vive allure, tentant de viser le tyran, ce qui était plutôt difficile. Soudain, il vit Arnaud le panneau qui indiquait : TYRAN ICI. Il changea de cap et se dirigea vers Arnaud. Le compte à rebours était lancé. Tic-tac-tic-tac-tic-tac-BOOOOOOOM !!! Il ne restait que des débris, alors que Gilles regardait le monde pour la dernière fois, il vit, écrit en corps 4 au dos d’Arnaud “Attention piège”. Il s’était donc sacrifié pour rien, quel tragique destin… Autour de lui, rien, même pas un ennemi tué sinon ce fourbe piège…

-Capitaine ! C’est un échec, il faut enclencher le plan B !

-Oui, sergent ! Le problème est que nous n’avons pas de plan B…

-Ah, mince alors…

Alors qu’ils se lamentaient sur leur stupidité mutuelle, leur vaisseau, lui, se rapprochait de la planète inexorablement. Seulement, ils ignoraient que leur trajectoire s’interposait directement entre le soleil et la planète, cachant ainsi la lumière si précieuse pour les mangues.

(note 2 : les mangues sont des fruits exotiques et ont besoin de chaleur pour vivre, tout comme les mexicains. Sans ça, ils meurent.)

Le climat de la planète se rafraîchit alors, passant de 43° à 19° soit une baisse de température de 12,7°. Mustang, pour la première fois, se mit à grelotter. C’était étrange, du jamais vu, de l’inédit pour ces malheureux fruits. Toute la colonie se mit à courir en quête de lumière. Ils cherchaient des bons gros UV. Seulement Gustave avait compris et fit tout pour rester à cet endroit stratégique. Mais, comme nous l’avons vu précédemment (avec l’hyperespace et tout ça) il ne pouvait rien faire. Mais cela suffit, les mangues se mirent à se transformer lentement en sorbet exotique… La colonie était ainsi congelée, les betteraves avaient réussi, exterminer les envahisseurs vivant tranquillement sur leur propre planète. Et, aussi fièrement que les colons américains, les betteraves s’installèrent sur la planète et y vécurent longtemps, tout en continuant de relater leurs exploits à leurs enfants. Ce génocide était leur fierté, ils pouvaient donc “se la péter grave”.

Cependant, lors de l’assaut, alors que les mangues mouraient par centaines, Mustang avait courageusement survécu encore et toujours à l’envahisseur en fuyant lâchement. Il avait dit, juste avant de se téléporter vers l’infini et au-delà : “I’ll be back !”

Cependant, he has never been back, du moins à ma connaissance…

Cette histoire devint une légende, cette légende devint un mythe, pendant 93ans², plus personne n’entendit parler de betteraves, jusqu’à ce que, par hasard, elles prirent au piège un nouveau producteur, qui développa la suite pour faire du fric ! Bientôt sur vos écrans : La guerre des betteraves II : L’attaque du Trône !

Attention : cet épisode ne sera pas diffusé !

Tom & Jeremy

Anthony

La Fabuleux destin de Thomas le Tuba ! | Les ustensiles lucides #1

Ah le plastique, c’est fantastique… Il permet la création de centaines d’objets versatiles, comme notre ami Thomas. Dès son enfance, le destin prit part à cette aventure en lui donnant la forme d’un tuba. Il aurait pu être le boîtier DVD de l’édition collector spéciale limitée des Schtroumpfs, ou encore un primaire moyen de contraception. Mais il est devenu un tuba, instrument notamment utilisé à des fins sub-hydroliques. Quel hasard qu’il soit un tuba, et pas autre chose… Une question de rime peut-être ? Nul ne le saura jamais. Thomas, dès sa naissance, vivait heureux avec sa famille. Famille qu’il ne garda pas très longtemps car peu après ils décédèrent, victimes tragiques d’un rhume. Il faut savoir que le rhume est fatal chez les tubas, bloquant leur seul organe respiratoire et pouvant par la même occasion être mortels pour leurs utilisateurs humains. Thomas était désormais orphelin mais il fut recueilli par Gérard le nénuphar. Il vécu avec lui pendant deux ans, allongé sur son dos pendant que Gérard lui racontait, vu ses connaissances étendues, le big bang et tous ces trucs là, la naissance des premières cellules. Et Thomas l’écoutait, passionné, attentif jusqu’à ce qu’un jour il entendit une voix qui changera à jamais son existence.

« Thoooomaaaas ? Thooomas ? Thoomaaaaas ?

-Qui es-tu ? cria Thomas. »

À ce moment, Thomas vit une ombre menaçante s’avancer. Les rayons du soleil peinaient à éclaircir cette silhouette. Le temps semblait arrêté, même Gérard retenait son souffle… L’entité approchant, Thomas pu enfin discerner grossièrement la forme. Il y vit… un tuba !

« Je suis…ton frère ! dit alors l’étranger.

-Non, c’est impossible ! Nicolas ? Mais tu es mort avec les autres, lors de l’épidémie de rhume qui ravagea notre famille !

-Non, souviens-toi, j’étais au cinéma ! lui rappela alors Nicolas.

-Mais… Tu nous as abandonnés ! soupira Thomas en sanglots.

-Bah ouais, mais merde ! La Momie 2 quoi !

-Ah ouais ok… »

C’est ainsi que Thomas retrouva son frère, devenu ustensile dans une piscine municipale. Ils parlèrent durant des heures, Thomas lui présenta Gérard avec qui Nicolas s’entendit bien directement. Mais ils devaient néanmoins prendre des pauses durant leur discussion, afin de reprendre leur souffle. Jamais ils n’avaient été si heureux, leur famille était de nouveau réunie. Thomas décida de partir travailler avec Nicolas, en tant qu’objet de soutien respiratoire à la piscine. Durant de nombreuses années ils y travaillèrent. Un jour ils furent lassés d’une telle routine et décidèrent de tout plaquer. Ils retrouvèrent donc Gérard et ils partirent sur son dos de nénuphar far away…

Pour moi, c’est une histoire sans fin. Je l’ai donc résumée, afin qu’elle soit plus facile d’accès, plus intéressante. J’espère que cela vous aura plu. Et tout cas, moi, ça m’a plu. Sur ce, à la prochaine dans La guerre des betteraves, la menace végétale où nous suivrons le légendaire Gustave et le colonel Mustang la mangue !

Tom & Jeremy