Les élucubrations extravagantes

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Chapitre 10 : Une concertation prometteuse. | Élucubrations extravagantes

Quelques heures après que la fameuse voix virile ait rattrapé le convoi et se soit présentée comme Sigurd, demi-elfe voleur incarné par leur ami Guillaume, les chronoscopeurs s’accordèrent une courte pause avant d’entrer en ville. Ou plutôt dans le bourg, vu la taille. Voire même le village… Mais pas tout à fait un hameau non plus. Étant donné que les conventions géographiques de l’époque ont été brûlées, déchirées, avalées, régurgitées puis jetées dans un volcan par le cartomancien qui s’est penché sur la question, on ne peut pas être tout à fait sûrs. En tout cas, ce lieu avait pour nom Syntiriet et c’était de là que les valeureux héros étaient partis le matin-même.

« Les gars, il nous faut un plan ! Exposa Thyoran.

  • La ville m’a pas l’air si grande, on va pas se perdre, argumenta Hel’ Ygort.
  • Je dirais que c’est plutôt un bourg, nota Sigurd.
  • Ça ressemble vachement à un village en fait, réfléchit Junglor Vilmar.
  • N’allons pas jusqu’à appeler ça un hameau, intervint Naylhöw.
  • Les hameaux c’est ceux qui ont deux bosses ! S’exclama Powerpupuce, visiblement très heureuse de s’être souvenu de ce savoir. Et puis moi je suis une fille, pas un gars ! »

Un long silence de deuil accueillit sa déclaration. Même Tom ne parvint pas à trouver les mots pour la défendre.

« Mais je parle d’un plan d’attaque, d’une stratégie ! Insista Thyoran, sans en démordre. »

Un nouveau silence se fit dans l’assemblée. Tout le monde le regardait d’un air dubitatif. Il soupira puis reprit son explication.

« Bon, en gros on a besoin d’informations.

  • C’est moins que deux formations, du coup, observa Kazutho.
  • Donc on doit trouver quelqu’un de louche et lui faire cracher la localisation de ce Rotrehr ou alors le nom de quelqu’un qui pourra nous l’indiquer. »

Il observa ses camarades d’un air de défi, comme s’il attendait de voir qui serait le prochain à faire un jeu de mot vaseux pour lui enfoncer sa hache dans le dos. Personne ne s’y risqua et les sept autres cherchèrent plutôt un moyen constructif d’avancer dans leur quête.

« On pourrait l’affamer et lui agiter de la nourriture sous le nez ! Proposa Anthony.

  • On le cloue à un mur en lui plantant des flèches dans les coudes, on lui coupe la peau du nez et on fait un concours de tir sur ses liaisons nerveuses ! Se délecta Glumy.
  • On pourrait envisager un protocole tout à fait ingénieux visant à… commença Patsy.
  • On lui fait écouter de la musique de merde ! Genre du rap ! Se réjouit Saurus. Ils craquent tous.
  • On lui fait lire notre ordre de mission ! Soumit Tom. Ses yeux vont imploser devant les fautes d’orthographe et il nous dira tout.
  • On pourrait lui soutirer ses bourses et ne les lui rendre que contre les renseignements, suggéra Sigurd.
  • Moi j’ai pas compris ! Affirma Powerpupuce, très fière.
  • … Et puis on le tabasse, termina Naylhöw qui ne s’était pas rendue compte que sa nature elfique avait poussé les autres à ne pas l’écouter.
  • .. Je crois qu’on va y aller et puis improviser, conclut Jeremy. »

C’est ainsi qu’est née la meilleure stratégie des Chronoscopeurs, encore fréquemment utilisée à nos jours.

Alban

Chapitre 9 : Les chronoscopeurs | Élucubrations extravagantes

« … J’en crois pas mes yeux ! Hallucina Jeremy.

  • Moi non plus, cet enfoiré à déjà récupéré la donzelle ! S’insurgea Kazutho.
  • Il aura vite oublié qu’il était en couple… Soupira Glumy. Mais…. Eh, y’en a une autre !
  • Les gars, par pitié… Vous allez pas vous abaisser à draguer une archère elfe quand même ! Désespéra le nain.
  • On prend ce qu’on nous donne, tant pis pour le rôleplay. » répondirent de consort ses deux camarades.

Ils s’avancèrent alors vers l’elfette en se bousculant, chacun voulant être devant l’autre. Le drow finit par avoir raison du la ténacité du hobbit qui se vengea en invoquant un sandwich au thon pour en frapper son concurrent.

Ignorant la feuille de salade coincée dans ses cheveux, Hel’ Ygort entama la discussion.

« Bien le bonjour, mademoiselle… Naylhöw, qu’est-ce qui vous amène dans ces sublimes contrées où chacun enchante mon nom de louanges ?

  • Oh l’autre ! À la limite y’a bien la mamie qui t’a insulté parce que t’as fait peur à son cabot, mais sinon…
  • Ferma-la la demie-portion ! Ne l’écoutez pas, ma mie, il di…
  • Anthony, c’est toi ?! S’exclama l’elfette, ignorant son interlocuteur. Dis donc, même pour la taille, t’as pas changé !
  • …vague.
  • Je te permets pas dis-donc ! Quand on fait partie d’une race aux goûts culinaires aussi désastreux, on se la ferme ! Bon, on laissa la malpolie ici et on s’en va !
  • Tu ne me reconnais pas ?!
  • Blablabla, cause toujours… »

À ce moment là ils entendirent un bruit d’étranglement suivi d’une lourde chute. Junglor Vilmar et sa conquête étant trop occupés, seuls le hobbit, l’elfe et le drow se retournèrent pour constater que le nain était à terre, inconscient.

« Oh mon dieu mais c’est Jeremy ! S’exclama la nouvelle.

  • Bah qui veux-tu que ce soit ? La harangua le plus petit du groupe. Un Nazgul en tongue ?
  • Mais toi… t’es qui ? Interrogea l’assassin.
  • Mais c’est moi, Patsy ! J’ai pourtant bien coché l’option pour garder mon apparence habituelle…
  • … !
  • … ?
  • … ?!
  • Ah ouais, maintenant que tu le dis.
  • C’est pas faux.
  • Ça explique pour Jérémy, raisonna Hel’ Ygort. Il a dû subir un choc en voyant une de ses amies dans un avatar elfique…
  • Ah oui, le pauvre… Il est pas prêt de s’en remettre. »

Une fois les retrouvailles faites, le nain remis sur ses courtes jambes -desquelles il se servit pour s’éloigner le plus rapidement possible de celle qui fut son amie, avant de faire un terrible choix dans la sélection de sa race- et les malentendus dissipés, la compagnie se remit alors en route en sens inverse, non sans quelques mouvements d’humeur à l’encontre de ces déplacements inutiles, vers la ville.

Tom présenta en chemin Powerpupuce, la nymphe derrière laquelle se cachait en réalité Coraline. Après dix minutes de voyage, un gnome entièrement vêtu de noir et lassé de son camouflage le rendant invisible aux yeux de ses camarades sauta devant eux pour attirer leur attention. Il s’agissait de Saurus le gnome ninja dans lequel s’était réincarné Rémi. Tout le monde l’accueillit avec joie et, dans l’euphorie générale, Thyoran lui promit même de lui fabriquer une guitare miniature en accord avec ses nouvelles dimensions, et ce pour seulement 85% du prix du marché !

Ayant déjà oublié leur situation précaire dans un monde inconnu et dangereux, ils plaisantaient, s’amusaient, se moquaient de l’elfe et appréciaient simplement le fait de passer du temps ensemble. Ils n’avaient pas besoin de plus que ça pour se sentir à leur place et être heureux. Voilà ce qu’étaient les Chronoscopeurs.

« Et… Et moi alors ?! » Se plaignit une voix virile, restée seule à l’orée du bois.

Alban

Chapitre 8 : Les nouveaux arrivants | Élucubrations extravagantes

« Mais en fait, on marche vers une forêt elfique là ? Demanda Kazutho.

  • Si on en croit le message… commença Hel’ Ygort.
  • L’odieuse affabulation dont la grotesquerie n’a d’égale que la CONNERIE de son auteur, tu veux dire.
  • Oui voilà, il nous donne rendez-vous à la forêt « dé zelf ».
  • Quoiiiii ?! Jamais je foutrai les pieds chez les bouffeurs de salade moi ! S’offusqua Thyoran.
  • Il fallait y penser avant, on est presque arrivés maintenant.
  • Ça ne vous choque pas ?! Là, on va chez les elfes les gars ! Articula le nain comme s’il parlait à des enfants en bas-âge.
  • ..
  • ..
  • Au pire on les tabasse ? Insinua le drow. »

Il fallut de nombreuses minutes de négociations et toute la capacité de persuasion de ses camarades pour convaincre le barbu de reprendre la route. Ils marchaient depuis maintenant cinq heures et ils voyaient enfin devant eux la splendide forêt. En regardant bien, ils purent constater que les petits buissons, sur le bord du sentier, étaient en fait des framboisiers remplis de leurs fruits appétissants. Des oiseaux multicolores gazouillaient sur les premières branches, accueillant les nouveaux-venus de leurs chants joyeux. L’un des volatiles poussa le vice jusqu’à venir battre des ailes devant le nain, comme s’il souhaitait se poser sur son épaule.

Ils entendirent alors des pas, plus nombreux que ce à quoi ils s’attendaient, s’approcher d’eux depuis les arbres. L’homme à la cape noir sortit de l’ombre et croisa les bras devant lui dans une posture qu’il voulait impressionnante. Son effet fut un peu gâché par la grimace de dégoût qu’il ne put réfréner lorsqu’il constata la présence d’une tête de moineau ensanglantée juste devant ses pieds.

« Vous… Vil personnage à la coiffure indéterminée… Comment osez-vous détruire ainsi la langue de nos ancêtres ?! Immonde cancrelat !

  • Faites pas attention, il a craqué, précisa le hobbit. Envoyez la mission, filez-nous le pognon et tirez-vous. En plus il est presque 16h alors si vous pouviez vous dépêcher…
  • Hmm je vois, reprit l’inconnu en tentant tant bien que mal de conserver de la prestance. Votre objectif, messieurs, est de retrouver la Perle du chaos, une pierre de vision prophétique très puissante qu’a volé le terrible sorcier Rotrehr. C’est d’ailleurs cet artéfact qui a annoncé votre venue, vous, les huit chronoscopeurs.
  • Combien de fois faudra-t-il vous dire qu’on est que quatr… »

Hel’ Ygort interrompit alors sa phrase en voyant sortir des fourrés, derrière le mage étrange, un nouveau quatuor de personnages.

« Désormais, vous êtes réunis. Vous, les sauveurs de ce monde, partez accomplir cette mission, le premier pas vers votre destin. Je ne sais pas où se trouve actuellement Rotrehr, mais j’ai eu vent de plusieurs de ses mauvaises fréquentations en ville. En enquêtant un peu, vous devriez être capable de le localiser. Mais je vous laisse à vos retrouvailles… À bientôt. »

Même Junglor Vilmar laissa partir leur commanditaire sans souffler mot, stupéfait qu’il était par l’apparition des quatre nouveaux personnages. La fille la plus à droite du groupe des nouveaux arrivants, une nymphe vêtue de feuilles et de branchages, lui fit un salut de la main enthousiaste.

« Poupou, je suis si contente de te revoir ! »

Alban

Chapitre 7 : Un ordre de mission… particulier | Élucubrations extravagantes

Finalement, l’offre fut acceptée « à condition qu’on soit payés au prorata du temps, du niveau de difficulté, du nombre d’ennemis, que chaque incident imprévu soit facturé quarante pièces d’or, qu’on puisse taper sur des elfes, qu’on ne voit pas trop la lumière du jour et que l’employeur paye une tournée générale et leur achète trois saucissons, pour prouver sa bonne foi. »
L’homme à la cape tourna les talons et s’en alla pendant que chaque personne présente dans la taverne buvait avec joie la délicieuse bière qu’il avait payé pour eux. Il fallut près d’une demie-heure avant que le groupe ne s’aperçoive qu’ils n’avaient aucune idée de la nature de la mission qui venait de leur être confiée.

Ils commençaient à paniquer, à jurer et à maudire leur commanditaire pour son manque d’explications quand le tavernier s’approcha de leur table en leur tendant le petit bout de papier qu’il tenait dans sa main. Il leur donna en affirmant que l’homme en noir avait laissé ça à leur intention. Les aventuriers le remercièrent, ouvrirent le parchemin et lurent ce qu’il était écrit.

« Randé vou a la foré dé zelf a trèze km verre l’aist dici. Jeu vou retrouvré a lantré pourre pluss daixpliKsion. Kikoo ++. »

Un silence dubitatif accueillit la lecture du message. Junglor Vilmar, notamment, espéra très fort que ce qu’il venait de lire était, au mieux, rédigé dans une langue étrangère ou, au pire, une mauvaise blague faite par un quelconque poivrot de l’auberge. Sa profession de barde ne pouvait tout simplement pas accepter un tel outrage à l’encontre de la langue française. C’était le pire ordre de mission qu’il ait jamais vu !

« Je ne peux tolérer un tel affront ! Quelle insulte ! Quelle honte ! Quel… Quel colombophile !
C’est vrai que là…
Mes yeux… se plaignit le hobbit en se frottant les globes oculaires dans le but de retirer à jamais l’image du parchemin de sa rétine.
Là, on arrivera jamais à amener Tom…
JE SUIS JUNGLOR VILMAR, LE RÔLE-PLAY, MERDE !
… jusque devant le type bizarre. Je le connais, il ne voudra jamais le revoir ! Assura Thyoran, l’air inquiet.
Bon vous attendez quoi ? Que des cloches viennent vous abreuver d’une pluie de snickers dans la figure ? Magnez-vous ! Les invectiva le barde.
Mais pourquoi ?
Pour aller retrouver ce malandrin ! S’emporta-t-il. Je m’en vais lui balancer, au nom de la langue française, un coup de bottes dans son fieffé popotin ! Non mais oh ! »

La violence de son vocabulaire suffit à convaincre ses camarades de le suivre immédiatement et sans discuter. Leur commanditaire allait sans doute passer le pire quart d’heure de sa vie, et peut-être même le dernier.

Alban

Chapitre 6 : Petit-déjeuner et autres rillettes | Élucubrations extravagantes

Après une nuit tout à fait reposante, les quatre héros se rassemblèrent autour d’un petit-déjeuner copieux, accompagnés d’une fraiche haleine et de leur bonne humeur matinale.

« Ils ont même pas de Kellogs dans ce jeu ? Ils se sont vraiment pas foulés ! Critiqua Kazutho en se resservant pour la troisième fois de la confiture de prunes.
– On est dans un univers médiéval, soupira Junglor Vilmar. Évidemment qu’ils ne vont pas nous servir des céréales dans un bol de chocolat chaud.
– Quand même…
– Ça manque de poivre, l’appuya Jérémy. Et ça, c’est pas une question de rôle-play !
– Pfff… Votre mauvaise humeur est un frein psychologique à ma créativité musicale ! D’ailleurs, je dois faire mes vocalises.
– Et toi Glumy, reprit le hobbit en tentant de couvrir les sons étranges qui sortaient de la gorge du barde, pourquoi tu ne manges rien et ne te plains pas ?
– Je mange jamais de petit-déjeuner.
– Ah.
« Dooooors, Rêêêêêves, Miiiiiiiirobolant Faaaaaacteur. Soooooooleil, Laaaaaaaves la Sciiiiiiiiiiiiie Dooooooooorée ! »
– Mais qu’est ce que c’est que cette horreur ?! S’insurgea Jérémy.
– Un moyen mnémotechnique ! Commenta Tom.
– Tu ne peux pas faire le « la » plutôt ?
– C’est vachement moins pro. »

Pendant que Junglor Vilmar fournissait ces explications sur la profondeur du métier de troubadour, un grand homme encapuchonné, tout de noir vêtu, s’approcha de leur table. Personne ne le remarqua avant qu’il n’emprunte une chaise à la table d’à-côté pour s’asseoir entre Thyoran et Kazutho.
Alors que l’assemblée le regardait avec des yeux ronds, il attrapa une tranche de pain, la beurra tranquillement, puis la tartina de confiture. Il observa ensuite ses compagnons de table, semblant attendre, le plus naturellement du monde, que les autres poursuivent leur discussion.

Après quelques secondes de silence dubitatif, Hel’ Ygort prit la parole, au nom de ses camarades.

« Et donc, qu’est ce que vous faîtes là ?
– Ah oui ch’est vrai ! Se remémora l’encapuchonné, tout en mâchant sa tartine. Che cherait pour une quête !
– Mais bien-sûr…
– Et il est où le rôle-play là ?! S’insurgea Thyoran.
– Il fait ce qu’il peut, le pauvre homme… l’excusa Junglor Vilmar.
– Ouais ouais, et à la fin on se rendra compte que c’est lui le vrai méchant et il faudra encore lui courir après alors qu’on pourrait juste le pourrir là, tout de suite, et tout régler !
– Mais on peut pas…
– Je sais ! Et c’est bien ça qui m’énerve. Ce jeu est naze. Et tout ça me donne soif alors si vous me cherchez, je suis au bar ! Affirma le nain en se dirigeant vers le débit de boisson.
– Bon, vous m’écoutez ? S’agaça l’homme en noir.
– On a compris, vous êtes là pour une quête débile, vous êtes à court de blaireaux et on ne peut pas refuser parce qu’on a pas d’argent. Donc les détails sont pas non plus super importants, vous voyez, répliqua l’elfe noir. »

Un silence gêné s’installa alors que l’homme étrange cherchait comment regagner un peu de prestige et la confiance du groupe d’aventuriers. Il hésita quelques secondes puis reprit la parole.

« J’en déduis donc que vous acceptez de me rendre service ?
– Tant que ça paye bien ! S’écria le nain depuis le bar.
– Et qu’y’a pas d’entourloupes ! Ajouta Kazutho. Déjà, un type qui interrompt le petit-déjeuner, on peut pas lui faire confiance.
– Moi je veux bien, il a l’air gentil ! Affirma Junglor Vilmar en souriant naïvement à l’homme dont seul le nez crochu dépassait de sa cape noire. En plus il sait lire, il doit connaître d’innombrables histoires que je pourrais relater dans mes chants ! »

L’inconnu s’aperçut alors que l’un de ses livres dépassait de sa poche et le repoussa d’un geste agacé, ne laissant lire au barde que le début du titre « Necro… ». Il attendit ensuite de nombreuses minutes que le groupe s’accorde sur la décision à prendre.

Alban

Chapitre 5 : La prophétie | Élucubrations extravagantes

Tard dans la nuit, alors que la plupart des soiffards étaient déjà repartis chez eux en zigzagant tant bien que mal et que le patron s’apprêtait à aller lui même rejoindre les bras de Morphée, la porte de la taverne des Rots-Gnons s’ouvrit avec fracas. Un personnage, entièrement recouvert d’une cape noire trempée par la pluie qui s’était mise à tomber depuis quelques heures, entra d’un pas pesant.
Après avoir traversé l’ouverture, il se redressa, mettant le nain et le semi-homme mal à l’aise. Il était grand et imposant. Il rejeta sa capuche en arrière et ils purent observer sa légère cicatrice sous son œil gauche dont la pupille mauve les regardait d’un air mauvais. Ses cheveux étaient bruns, sa peau tirait sur le gris et personne ne doutait qu’il cachait une dague sous ses vêtements. C’était un assassin drow, un membre d’une caste particulièrement crainte au sein de l’un des peuples dont on se méfiait le plus en ce monde. Chacun se mit sur ses gardes et même le tenancier du bar jeta au nouvel arrivant un regard suspicieux. Il préférait ne pas gagner d’argent plutôt que d’avoir un elfe noir dans sa taverne, c’est dire s’il appréhendait la venue de ce personnage.

Le drow s’avança, essayant d’avoir l’air aussi impressionnant que possible et, alors qu’il allait commander à boire de la façon la plus virile qui soit, il trébucha sur un pied de chaise qui dépassait et s’étala par terre de tout son long.

« Ha, bah c’est ça quand on est trop grand, ça fait plus de bruit quand on tombe ! » Commenta Kazutho.

Le drow l’ignora et tenta de se relever, mais ses gants mouillés par la pluie glissèrent et il tomba à nouveau. Il jura longuement alors que les trois derniers clients riaient aux éclats.

« Ça va, quand on fait même pas un mètre de haut, on se la ramèn…. Anthony ?!
Euh… Ça dépend !
– Mais si c’est toi, j’te reconnais ! J’me suis toujours dit que t’avais une tête de hobbit, haha !
– Euh… Merci mais… t’es qui ?
– C’est moi, Glumy ! Enfin… Hel’ Ygort, ici.
– Ooooooh, salut ! S’écrièrent les trois camarades en même temps. Ça va ?
– À part que j’me suis retrouvé ici alors que j’allais gagner ma partie d’Hearthstone, que j’ai pas pu prendre le nain -il lança un regard noir à Thyoran- et que j’me retrouve dans un jeu dont je connais pas les règles ni le but ni pourquoi je suis là ni comment en sortir… Ouais, tranquille ! Patron, une bière !
– Je croyais que tu ne buvais pas d’alcool ?! S’étonna Junglor Vilmar.
– J’espère juste que mon perso a pas les mêmes goûts que moi.
– Logique. »

Ils reçurent alors un message télépathique, tous en même temps, de la même voix que celle qui les avait accueilli dans l’univers de Oups.

« Vous voilà enfin réunis… Vous, les huit chronoscopeurs…
– Euh y’a erreur là ! J’en fais pas partie moi hein ! S’exclama Hel’ Ygort. Je veux pas qu’on me mélange à ces tarés qui étudient la reproduction des pokémon !
– C’est un sujet très intéressant, ok ?! Répliqua Kazutho, agacé.
– … que le hasard aura emprisonnés dans ce jeu pour qu’enfin, tous les huit…
– On est que quatre, non ?
– D’ailleurs Glumy, on comptait t’en parler, ça te dirait de nous rejoindre ? Intervint Thoyran.
– Ouais, carrément !
– Excellent. Par les saints droits qui me sont conférés, moi, Junglor Vilmar, barde de qualité et modérateur du site Le Chronoscope, te nomme en ce jour, en cette heure et en ce lieu l’un des nôtres. Tu t’es affalé sur cette chaise simple mortel, tu te relèveras, quand il sera l’heure d’aller se coucher, chronoscopeur !
– … deviendrez les huit légendes salvatrices de Sylve-Heure… Ou mourrez en essayant de le devenir. Une mort dans le jeu est une mort dans le monde réel, où votre corps repose toujours. Vos cœurs d’or doivent vous permettre de vaincre le jeu et vos adversaires. »
Quelques secondes passèrent sans qu’aucun des quatre amis ne réagissent à cette annonce pour le moins… apocalyptique. Enfin, Glumy reprit ses esprits.
« J’ai pas tout écouté mais… les chronoscopeurs qui sauvent Sylve-Heure… les cœurs d’or qui permettent de vaincre Sylve-Heure… On est d’accords, les jeux de mots sont pourris ?
– Ouf, je croyais être le seul à l’avoir remarqué ! S’exclama Tom.
– L’imagination de l’auteur laisse vraiment à désirer… ajouta Jérémy. »

Un silence lourd suivit cette affirmation, pendant lequel chacun des acolytes méditait sur le manque de créativité de ces jeux de mots. Puis, ayant déjà oublié la prophétie qu’ils venaient d’entendre, la montée en grade de l’un des leurs et le fait qu’ils n’étaient toujours que quatre, ils décidèrent à l’unanimité de louer et de partager deux chambres pour la nuit. Tom insista pour que le nain et l’elfe noir ne se trouvent pas dans la même chambre pour des raisons évidentes de rôle-play. Il s’installa lui-même avec Hel’ Ygort tandis que Thyoran et le hobbit prirent la chambre d’à-côté, plus petite.

Alban

Chapitre 4 : Les retrouvailles des trois créateurs | Élucubrations extravagantes

Commençant à douter du bien-fondé des intentions de son camarade, Junglor Vilmar partit vers le bar pour commander de quoi se sustenter. À peine était-il arrivé à portée du barman qu’il se fit bousculer au niveau du genou et trébucha avant de se rattraper maladroitement. Il entendit quelques rires dans l’assistance, ce qui l’agaça d’autant plus. En baissant les yeux il vit un hobbit dont les habits de magiciens ajoutaient une touche de ridicule au personnage déjà peu effrayant. Le semi-homme visiblement très pressé ne s’excusa même pas et fit de son mieux pour attirer l’attention du barman en claquant dans ses mains et en l’interpellant.

« Mais… Anthony… c’est toi ?!
– La ferme, JE VEUX MON PÂTÉ !!
– Bien le bonjour, petit homme, intervint le tavernier. Qu’est ce que ce sera pour vous ?
– Hey mais c’est moi, Tom !
– Ouais ouais, on lui dira. Je veux du pâté ! Mettez-moi… dix tranches de pain pour tartiner et un cruchon de bière. De deux litres, bien sûr.
– Très bien ! Ça vous fera huit pièces d’or !
– Tiens, voilà tes pièces. À moi la boustifaille !
– Et… et moi alors ? Se plaignit Tom. Tu me reconnais pas ?
– Roh, il est agaçant ce barde. OOOOH !! Mais c’est Jérémy là-bas !! Comment ça va mon petit… ?!
– Thyoran. Eh bé, ça va. Comme on dit chez nous, une bière à la main, tout va bien ! Même si ça manque de poivre…
– Ah bah c’est parfait, je suis pas le seul à m’être retrouvé dans ce jeu bizarre !
– Et moi… ? Tenta Tom.
– Ouais ouais. Par contre à cause de toi, j’ai pas pu prendre le nain ! T’es chiant !
– Haha, désolé, fallait être le plus rapide. En plus t’es un hobbit, tu vas être obligé d’être pote avec les elfes !
Oh nooooooon… »

Désespéré, Junglor Vilmar était parti jouer dans un coin de l’auberge un air triste et mélancolique. Les clients de la taverne venant là en priorité pour boire et rigoler, le barde ne récolta, ce soir-là, aucune pièce. Le patron (qui avait des origines naines) lui factura ses achats à vingt-huit pour-cent plus cher, sous prétexte qu’il faisait fuir la clientèle avec ses « musiques de gonzesses ».

« Bon alors, comment ça va ? Demanda le nain à son ami encore plus petit que lui.
– Bah en dehors du fait qu’on soit enfermé dans un genre d’univers parallèle ou notre vie est un jeu de rôle… j’ai eu mon pâté donc ça va.
– Haha, je vois. En tout cas… Cette bière, elle est bonne ! »

Il éructa bruyamment pour appuyer son propos.

« Ouf, murmura-t-il au hobbit, d’habitude je rote pas, j’avais peur de le rataaaaaaïïeuh ! Mais qu’est ce qui vous prend ?!
– Bah c’est la règle ici, répondit le demi-elfe qui lui avait mis un coup de poing dans le nez. La taverne des Rots-Gnons. Si tu fais un rot, tu te prends un gnon.
– C’est n’importe quoi… »

Alban

Chapitre 3 : Car tout commence à la taverne | Élucubrations extravagantes

Tom réapparut dans un petit village médiéval. La rue était pavée et de chaque côté se dressaient plusieurs bâtiments en pierre au toit de chaume. Il accusa le choc, reprit ses esprits et observa plus en détail ce nouvel environnement. Toutes les bâtisses qu’il pouvait voir semblaient être de simples maisons, sauf celle juste en face de lui. Une pancarte sur la porte indiquait « Taverne des Rots-Gnons ».

De plus en plus intéressé par ce nouvel univers, Junglor Vilmar fit un pas en avant et s’arrêta à nouveau. Quelque chose de bizarre le gênait au niveau de son pied… une botte pointue était apparue à la place de ses espadrilles ! Il observa alors le reste de son corps et s’aperçut que tous ses vêtements avaient changé. Une tunique violette et orange et un pantalon troué marron avaient remplacé son pyjama Star Wars. Il avait également un chapeau bleu à grelots, un luth qu’il avait accroché en bandoulière et un sac à dos.

Conscient de sa nouvelle position et même plutôt content, il entra dans la taverne à la recherche d’informations et surtout de rafraîchissements.

« Hola patron ! Fit-il d’une voix forte, grattant la corde de son instrument. Offre-moi une bière et je te garantis que tu vendras plus de boissons en une soirée que tu ne l’aurais fait en une semaine !
– Voyons d’abord ce que tu vaux, jeun…
– Tooom ! C’est vraiment toi ? S’écria une voix dans le fond de la salle.
– Hum, mais non voyons, tenta-t-il de rattraper le manque de rôle-play. Je suis Junglor Vilmar, barde reconnu de…
– Roh mais arrête, j’ai bien vu que c’était toi ! C’est moi, Jeremy ! »

Décontenancé, il regarda partout autour de lui mais ne vit pas son ami.

« En bas, connard. »

Il baissa les yeux et vit alors un ingénieur nain qui arborait actuellement un grand sourire, une bière à la main.

« Jeremy ? C’est toi ?
– Eh ouais. Enfin ici, c’est Thyoran !
– Mais c’est bizarre, tu n’as pas la même tête que d’habitude !
– Bah ouais, c’est parce que je suis un nain, du coup j’ai changé mon apparence pour y ressembler ! Ma vraie tête n’allait pas du tout avec ma race !
– Mais j’ai pas eu ça moi…
– C’est parce que t’es un humain, du coup ça ne t’est pas proposé de base. Fallait demander à la voix, t’aurais pu.
– Ah, c’est con… Eh, mais j’y pense, c’est toi qui a pris le nain ! Enfoiré !
– Bah quoi ? Ça me surprend que t’aies pas fait pareil d’ailleurs.
– J’ai essayé mais je n’ai pas pu, la voix bizarre m’a dit que tu avais déjà pris cette race et que je pouvais pas faire pareil…
– Ah meeerde. Bon, tu sais ce qu’on glande ici ?
– Bah… toi tu bois de la bière et moi je tente de faire survivre le rôle-play. Sinon je ne sais pas pourquoi on est rentrés dans un jeu sans aucune raison ni avertissements.
– Ah meeerde.
– Comme tu dis… J’imagine qu’on va devoir commencer à s’habituer à tout ça, je sais même pas si on pourra ressortir un jour !
– T’as raison, d’ailleurs j’ai déjà commencé à me mettre dans la peau du personnage ! Tu veux une bière ?
– Volontiers.
– Bah tu te la payeras toi-même hein. Rôle-play mon vieux. »

Alban

Chapitre 2 : L’appel du pâté | Élucubrations extravagantes

« Bon sang de bordel, qu’est ce que c’est que ce bitzouf en cuir de yack à poils longs ?! S’exclama Anthony.
– Salutations joueur.
– Ouais, salut. J’peux savoir ce que je fous là ?
– Veuillez choisir par commande vocale votre pseudonyme.
– Mais…Mais… Quoiiiiiiiii ?!?!
– Votre choix a bien été enregistré.. Vous serez donc le joueur Mémé Koua.
– Mais nooon ! Je comprends rien ! Bon, mon pseudo c’est Kazutho.
– Votre choix a bien été enregistré. Vous serez donc le joueur Kazutho.
– Et maintenant on m’explique ? J’allais tranquillement dans la cuisine pour.. euh… boire un coup d’eau, et paf tout blanc ? C’est n’importe quoi !
– Veuillez à présent choisir votre race parmi celles proposées. »

Anthony était tellement énervé de ne pas avoir pu atteindre le boite de pâté en croûte à cause de ce stupide flash blanc qu’il était à peine surpris par ce qui lui arrivait. Son esprit était encore entièrement dédie au pâté et il ne se rendait pas vraiment compte de ce qui se passait autour de lui. Il pensait simplement être aveuglé et répondait machinalement.

« Bah, nain.
– Impossible. Cette race a déjà été choisie par le joueur Thyoran. Veuillez choisir votre race parmi celles proposées.
– Et j’peux même pas choisir ma race ? C’est vraiment à en devenir gaga !
– Avez-vous choisi la race naga ?
– Non ! Et en plus d’être con, il est sourd…
– Ceci est l’étape des choix de race. Vous ne pouvez pas sélectionner troubadour.
– … Ok, je choisis la race hobbit ! Maintenant, donnez moi mon pâté.
– Votre choix a bien été enregistré. Veuillez à présent choisir votre classe parmi celles proposées.
– Ma classe ? Fit-il, surpris. Elle est aussi énorme que ma…
– Vous avez déjà choisi la race hobbit. Veuillez à présent choisir votre classe parmi celles proposées.
– Même pas d’humour… Je serai un invocateur alors, comme ça je pourrai m’invoquer des sandwichs. Pour un semi-homme, c’est rôle-play.
– Votre choix a bien été enregistré. Vous allez désormais pouvoir jouer à Sylve-Heure.
– Et avant j’peux pas avoir quelques renseignements ? Genre qui vous êtes, quel est le jeu dont vous me parlez, pourquoi y’a toute cette lumière ?
– Je suis l’intelligence artificielle…
– Ça c’est sûr, même vachement artificielle…
– … s’occupant des inscriptions des quatre joueurs de Sylve-Heure. Vous êtes actuellement dans le monde de Oups.
– C’est quoi ce nom ? On dirait que vous vous êtes plantés en trouvant le nom de votre monde…
– Oups signifie : Outre-monde Ubiquitaire à Puissance Situationnelle.
– Donc je suis mort ?
– NON ! Fit la voix qui, pour la première fois, exprimait un sentiment, en l’occurence de la colère. C’est un AUTRE monde, c’était une faute de frappe ! Ça arrive à tout le monde !
– Ça va, faut pas s’énerver… Mais ça explique pas ce que c’est. Pour un jeu, ça me semble vachement réel quand même !
– Bonne chance joueur Kazutho. »

Alban

Chapitre 1 : L’éveil de Tom | Élucubrations extravagantes

Voici l’aventure incroyable des plus grands héros du monde de Oups : les Chronoscopeurs.

Perdus dans un monde de fantasy, une nouvelle destinée s’ouvre à eux.

Chantez à tue-tête les rimes de Junglor Vilmar le barde, cherchez à retrouver avec Kazutho l’invocateur la boîte de pâté perdue, partagez les efforts de Thyoran le nain pour donner un sens à tout ceci, craignez l’attitude psychopathe d’Hel’ Ygort l’assassin, constatez la… gentillesse à toute épreuve de Powerpupuce la nymphe, tentez de repérer Saurus le ninja, laissez-vous surprendre par Naylhöw la seule elfe intelligente du continent et admirez la voix virile de Sigurd le demi-elfe.

« J’vous ai déjà dit de pas allumer la lumière pour me réveiller, ça fait mal à mes pauvres yeux ! » Râla Tom.

Lorsqu’il jugea que l’intensité de la luminosité ne risquait plus d’abîmer ses globes oculaires, il releva doucement ses paupières. Quelle ne fut pas sa surprise en ne voyant pas sa chambre dans son champ de vision, mais une salle carrée entièrement blanche. La pièce semblait produire sa propre lumière, illuminant Tom d’une douce nuance nacrée sans toutefois l’aveugler.

« Bah voilà, bravo ! Ironisa-t-il. Trop de lumière au réveil, maintenant je suis aveugle. Beau boulot ! Et on appelle ça des parents responsables. »

Son monologue fut coupé court par une voix robotique féminine qui semblait, elle aussi, émaner de la salle lumineuse.

« Salutations, joueur.
– … Euh… Tagazok ?
– Veuillez choisir par commande vocale votre pseudonyme.
– C’est quoi cette connerie ? Maman, c’est pas drôle.
– Votre nom dépasse le nombre maximal de caractères. Veuillez réessayer.
– Euh… Bah… T…
– Votre choix a bien été enregistré.. Vous serez donc le joueur Eubaté.
– Nooooooooon ! Annulation !!
– Annulation validée. Veuillez choisir par commande vocale votre pseudonyme.
– … Junglor Vilmar !
– Votre choix a bien été enregistré.. Vous serez donc le joueur Junglor Vilmar.
– Ouaip.
– Veuillez à présent choisir votre race parmi celles proposées. »

Le jeune homme aux cheveux longs vit apparaître devant lui un petit rectangle où il était écrit « Elfe sylvain ». À côté se trouvait une petite flèche pointant vers le bas. Tom s’aperçut qu’il avait la capacité de bouger dans cet univers étrange -il n’avait même pas pensé à essayer tant il était choqué par ce qui lui arrivait- et déplaça son doigt jusqu’à la petite flèche. Lorsqu’il entra en contact avec, des dizaines de rectangles apparurent sous le premier, chacun contenant le nom d’une race.

« Je choisis la race des nains ! Affirma Junglor Vilmar d’un air fier. Héhé.
Impossible. Cette race a déjà été choisie par le joueur Thyoran. Veuillez choisir votre race parmi celles proposées.
Oh nooon ! Bon alors… humain, ça ira.
Votre choix a bien été enregistré.. Veuillez à présent choisir votre classe parmi celles proposées. »

Les mêmes rectangles se déroulèrent devant lui, cette fois chacun indiquant un nom de classe.

« Y’a beaucoup de choix ! Alors disons…
– Avez-vous choisi la classe Garde des Bisons ?
– Non ! Je choisis barde, voilà.
– Votre choix a bien été enregistré. Vous allez désormais pouvoir jouer à Sylve-Heure.
– ATTENDEEEEEEZ !!! s’écria Tom. C’est quoi cet endroit ? Qu’est ce que je fous là ?
– Vous êtes actuellement dans le monde de Oups.
– Oups ?! C’est quoi ?
– Outre-monde Ubiquitaire à Puissance Situationnelle.
– Ah… Donc je suis mort !
– Non.
– Pourtant vous avez parlé d’outre-monde et ça, c’est quand on est morts !
– C’est une faute de frappe. Ceci est un autre monde et pas l’outre-monde.
– Ah bah bravo. Et pourquoi j’me retrouve là comme un con ?
– Bonne chance joueur Junglor Vilmar. »

Et ce fut le noir complet.

Alban