La Guerre des betteraves : La Menace Végétale ! | Les ustensiles lucides #2

Suite à l’évolution objetale, comme pour les humains, les ustensiles eurent le bonheur de développer des techniques ultra-sophistiquées de tricot, en particulier des chaussettes. C’était leur moyen à eux de donner la vie, comme à Josette par exemple. Mais ils eurent aussi la joie d’explorer les tréfonds infinis de l’espace intersidéral. Je m’en vais vous conter l’odyssée spatiale la plus épique, la plus fabuleuse de mon temps, elle en est devenue une légende parmi les nôtres. Je veux bien sûr parler de La Guerre Des Betteraves ! Tout commença dans une banale cuisine, dans une maison normale, dans une ville commune, dans l’archipel de Wam-Palala. La première expédition spatiale de boîte de betteraves eut lieu. Partit donc une boîte fortement équipée en tout type d’armement de pointe : comme par exemple Alban le cure-dent, Bono le couteau. Ils étaient donc parés à toute éventualité sauf une. Une chose qu’ils n’avaient pas prévue : leur destination finale était déjà occupée et dirigée par un dictateur très vilain : le colonel Mustang la Mangue… L’équipage ne savait pas quoi faire face à ce communiste d’extrême droite zoophile. Leur vaisseau se dirigeait droit vers cette planète, nommée Raxacoricoprixtoxis. Déboussolé, le capitaine Gustave la Betterave regarda son équipage paniquant.

-Eh oh, bande de feignasses, on se reprend ! J’ai la situation en main, je vais appeler un ami qui m’a, plus d’une fois, sauvé des griffes de la nuit ! Et oui c’est une métaphore pour parler de la mort !

-Mais, capitaine, personne ne peut nous sauver ! Nous sommes perdus !

-Bougez-vous le cul soldats si vous voulez pas devenir du jus de betteraves ! Et essayez de nous faire changer de direction !

-Pas possible, il nous faudrait pour ça ralentir à 88miles/heure, ce qui est impossible en plein hyperespace !

-Oh putain, bon alors trouvez-moi mon communicateur, bande de cons !

-Chef, oui, chef !

Gustave prit le communicateur que lui tendit héroïquement un sous-fifre insignifiant. Il composa le numéro 555-237-221B.

-Oui allo ? Germaine ? Passez-moi Spock s’il vous plaît.

(note : Germaine, c’est sa femme en fait, depuis 5 ans²)

-Oui allo, ici Spock. Spock le médoc, capitaine du vaisseau…

-On était à l’école de pilotage ensemble, crétin ! C’est Gustave.

Gustave lui expliqua donc la situation, Spock ne savait pas quoi faire face à ce Mustang.  Il proposa néanmoins une solution qui était, je cite : “euh bah on tape, et si il est encore vivant, on retape.Après il ressemblera à du Tropicana, mouah ahaha aha !”

Le capitaine Gustave n’eut d’autre choix que de désigner un kamikaze : il choisit Gilles le missile. Gilles fût donc expédié sur Raxacoricoprixtoxis afin de réaliser le but de sa vie, ce pourquoi il était né, faire un gros BOOM sur les méchants ! Il s’approcha de la planète à vive allure, tentant de viser le tyran, ce qui était plutôt difficile. Soudain, il vit Arnaud le panneau qui indiquait : TYRAN ICI. Il changea de cap et se dirigea vers Arnaud. Le compte à rebours était lancé. Tic-tac-tic-tac-tic-tac-BOOOOOOOM !!! Il ne restait que des débris, alors que Gilles regardait le monde pour la dernière fois, il vit, écrit en corps 4 au dos d’Arnaud “Attention piège”. Il s’était donc sacrifié pour rien, quel tragique destin… Autour de lui, rien, même pas un ennemi tué sinon ce fourbe piège…

-Capitaine ! C’est un échec, il faut enclencher le plan B !

-Oui, sergent ! Le problème est que nous n’avons pas de plan B…

-Ah, mince alors…

Alors qu’ils se lamentaient sur leur stupidité mutuelle, leur vaisseau, lui, se rapprochait de la planète inexorablement. Seulement, ils ignoraient que leur trajectoire s’interposait directement entre le soleil et la planète, cachant ainsi la lumière si précieuse pour les mangues.

(note 2 : les mangues sont des fruits exotiques et ont besoin de chaleur pour vivre, tout comme les mexicains. Sans ça, ils meurent.)

Le climat de la planète se rafraîchit alors, passant de 43° à 19° soit une baisse de température de 12,7°. Mustang, pour la première fois, se mit à grelotter. C’était étrange, du jamais vu, de l’inédit pour ces malheureux fruits. Toute la colonie se mit à courir en quête de lumière. Ils cherchaient des bons gros UV. Seulement Gustave avait compris et fit tout pour rester à cet endroit stratégique. Mais, comme nous l’avons vu précédemment (avec l’hyperespace et tout ça) il ne pouvait rien faire. Mais cela suffit, les mangues se mirent à se transformer lentement en sorbet exotique… La colonie était ainsi congelée, les betteraves avaient réussi, exterminer les envahisseurs vivant tranquillement sur leur propre planète. Et, aussi fièrement que les colons américains, les betteraves s’installèrent sur la planète et y vécurent longtemps, tout en continuant de relater leurs exploits à leurs enfants. Ce génocide était leur fierté, ils pouvaient donc “se la péter grave”.

Cependant, lors de l’assaut, alors que les mangues mouraient par centaines, Mustang avait courageusement survécu encore et toujours à l’envahisseur en fuyant lâchement. Il avait dit, juste avant de se téléporter vers l’infini et au-delà : “I’ll be back !”

Cependant, he has never been back, du moins à ma connaissance…

Cette histoire devint une légende, cette légende devint un mythe, pendant 93ans², plus personne n’entendit parler de betteraves, jusqu’à ce que, par hasard, elles prirent au piège un nouveau producteur, qui développa la suite pour faire du fric ! Bientôt sur vos écrans : La guerre des betteraves II : L’attaque du Trône !

Attention : cet épisode ne sera pas diffusé !

Tom & Jeremy

Anthony

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